Présentation de la police nationale

La direction centrale de la sécurité publique
La direction centrale de la police judiciaire
La direction centrale de la police aux frontières
La direction centrale des compagnies républicaines de sécurité
La direction centrale du renseignement intérieur
Le service de protection des hautes personnalités
Le service de coopération technique international de police
La préfecture de police
La direction de l'administration de la police nationale
La direction de la formation de la police nationale
L'inspection générale de la police nationale
Les unités spécialisées

Placée sous l’autorité d’un directeur général, la police nationale compte près de 150.000 agents dont la mission est de participer, principalement en milieu urbain, à la sécurité des personnes et des biens.

Elle est organisée en structures opérationnelles remplissant des missions sur le terrain et en structures administratives permettant d’assurer le bon fonctionnement de l’ensemble.

Quelques unités spécialisées ont une compétence spécifique dans des domaines très
particuliers.

Les structures opérationnelles sont les plus nombreuses. Elles se répartissent en directions ou services spécialisés.

La direction centrale de la sécurité publique constitue le maillage généraliste de la police nationale. Avec plus de 77.000 fonctionnaires, elle représente la police que l’on voit au quotidien au coeur des zones les plus urbanisées regroupant près de 38 millions d'habitants.

C’est la police de l’accueil du public et de la prise en charge des victimes dans plus de 1.700 commissariats et bureaux de police, celle qui reçoit les appels 17 et intervient sur les missions dites de « police-secours », celle qui, au quotidien, effectue des patrouilles de surveillance de la voie publique.


La sécurité publique est également chargée de rechercher et de constater les infractions dans le domaine de la petite et moyenne délinquance et d’en interpeller les auteurs grâce à ses unités d’investigation et de recherche. Elle assure des missions de sécurité routière et procède à la constatation des accidents corporels de la circulation. Elle a encore pour mission de maintenir l’ordre public à l’occasion des manifestations festives, sportives ou revendicatives.

Les missions relatives à la recherche, la centralisation et l’analyse des renseignements destinés à informer le gouvernement et le représentant de l’Etat dans les domaines institutionnel, économique et social, ainsi qu’en matière de phénomènes sociaux violents et dans tous les domaines susceptibles d’intéresser l’ordre public, sont également confiées à la direction centrale de sécurité publique qui disposent de services départementaux de l’information générale.

Dans les grandes agglomérations, les services de sécurité publique peuvent être dotés d’unités spécialisées, telles que les brigades anti-criminalité chargées de la lutte contre la délinquance de voie publique, les brigades canines, les brigades motocyclistes, ou les compagnies d’intervention compétentes en matière de maintien de l’ordre.

Certains services de sécurité publique ont également développé des brigades VTT, ou des brigades équestres.

Enfin, dans certaines directions départementales, des groupes d’intervention de la police nationale ont été créés afin d’intervenir, en renfort des services territoriaux, lors de retranchements de malfaiteurs, de prises d’otage, de mutineries dans les prisons ou d’interpellations d’individus présumés dangereux.


La direction centrale de la police judiciaire,
avec près de 5.000 fonctionnaires, est plus connue sous son appellation de « PJ ». Elle est chargée de lutter contre la grande criminalité dans tous ses domaines :

- grand banditisme
- terrorisme
- proxénétisme
- trafic de stupéfiants
- faux monnayage
- grande délinquance financière
- trafic d’armes
- criminalité informatique
- trafic d’oeuvres d’art
- courses et jeux.

Au niveau territorial, la police judiciaire est structurée en directions interrégionales et en services régionaux de police judiciaire.

Chaque direction interrégionale dispose d’une brigade de recherche et d’intervention (anciennement connue sous le nom de brigade anti-gang) plus particulièrement chargée des surveillances et filatures.


La police technique et scientifique dépend également de la police judiciaire. Outre une sous direction basée à Ecully dans le Rhône, la police technique et scientifique maintient un contact étroit avec l’institut national de police scientifique qui assure la gestion des 5 laboratoires de police scientifique implantés à Lille, Lyon, Marseille, Paris et Toulouse.

Avec plus de 300 scientifiques, elle est à même de traiter des analyses dans des domaines aussi variés que la balistique, la physico-chimie, la biologie, les incendies et explosifs, la toxicologie, les stupéfiants, etc...

A travers les services régionaux et antennes de la police judiciaire, la police technique et scientifique gère les grands fichiers nationaux de police comme le fichier des personnes recherchées, le fichier des véhicules volés, le fichier automatisé des empreintes digitales, et, plus récemment le fichier national automatisé des empreintes génétiques.

Elle est également présente sur les scènes d’infraction et lieux d’enquête et a en charge des travaux techniques dans de nombreux domaines tels que la révélation de traces, la balistique, les documents, les écritures, la vidéo, l’audio, l’exploitation de la vidéo-surveillance, des GSM….



La direction centrale de la police aux frontières
assure le contrôle des flux migratoires ainsi que la lutte contre l’immigration irrégulière et l’emploi des étrangers sans titre.

Présente dans les grands aéroports, elle a en charge la sûreté des moyens de transports aériens et la police aéronautique.

La PAF est également implantée aux points clés des frontières terrestres et maritimes et a également ouvert des commissariats communs avec certains pays européens tels que l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie et la Suisse.

La PAF est aussi présente dans les territoires d’outre-mer.

Dans l'ensemble des aéroports, ports et postes ferroviaires et terrestres, chaque années, des millions de passagers sont contrôlés dans le cadre de la lutte contre l’immigration irrégulière et les faux papiers d’identité.

Elle est dotée également d’une unité nationale d’escorte, de soutien et d’intervention chargée de reconduire les étrangers en situation irrégulière dans leur pays d’origine.

Plus de 9400 fonctionnaires travaillent au sein de la police aux frontières.


Forte de 14.000 policiers,
la direction centrale des compagnies républicaines de sécurité constitue la réserve générale de la police nationale.

Représentée en province par des directions zonales, elle est composée de 70 compagnies dont 9 autoroutières.
Ces unités mobiles, réparties sur l’ensemble du territoire national, peuvent être actionnées par les préfets pour renforcer les effectifs de la sécurité publique en cas de maintien de l’ordre important, ainsi que pour des missions de sécurisation ponctuelles, ou lors de la mise en place de services de sécurité ou d’honneur à l’occasion de manifestations sportives ou festives et de voyages officiels.

Les CRS peuvent également être amenés à renforcer les unités de la police aux frontières sur les aéroports ou en zones frontalières.

La sécurité des voies de communication représente le quart des activités des compagnies républicaines de sécurité. 1.800 agents dont 800 motocyclistes sont affectés à la sécurité des autoroutes et plus de 500 assurent des missions de police routière sur les grands itinéraires.

Enfin les CRS participent aux opérations de secours dans les massifs des Alpes et des
Pyrénées avec plus de 200 spécialistes de la haute montagne.


La direction centrale du renseignement intérieur est née le 1er juillet 2008, regroupant les anciens services de la D.S.T. (direction de la surveillance du territoire) et des R.G. (direction des renseignements généraux).

Cette nouvelle direction forte de 4000 fonctionnaires  de police, a compétence pour lutter, sur le territoire de la République, contre toutes les activités susceptibles de constituer une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation.

A ce titre :

- elle est chargée de prévenir les activités inspirées, engagées ou soutenues par des puissances ou des organisations étrangères et de nature à menacer la sécurité du pays ;

- elle participe à la prévention et à la répression des actes terroristes ou visant à porter atteinte à l’autorité de l’Etat, au secret de la défense nationale ou au patrimoine économique du pays ;

- elle contribue à la surveillance des communications électroniques et radioélectriques susceptibles de porter ateinte à la sûreté de l’Etat ainsi qu’à la lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication ;

- elle participe également à la surveillance des individus, groupes, organisations et à la l’analyse des phénomènes de société, susceptibles, par leur caractère radical, leur inspiration ou leurs modes d’action, de porter atteinte à la sécurité nationale.

 

Le service de protection des hautes personnalités
est chargé d’assurer la protection rapprochée et l’accompagnement des hautes personnalités françaises et étrangères.

Disposant de 500 fonctionnaires de police, le SPHP participe à l’organisation des déplacements officiels en France et à l’étranger du chef de l’Etat et des membres du gouvernement.

Ce service est composé de policiers sélectionnés pour leur discrétion, leur motivation, leur calme et leur disponibilité. Il est structuré en groupes homogènes spécialisés soit dans la protection des personnalités de l’Etat (président de la République, premier ministre, ministres, présidents des assemblées) soit dans celle des personnalités étrangères en visite en France.


Avec près de 200 fonctionnaires, le service de coopération technique international de police concourt à la mise en oeuvre de la politique étrangère de la France en matière de sécurité intérieure.

Il dispose pour cela de délégations implantées dans plus de 150 pays. Ces délégations sont dirigées par un policier prenant le titre d’attaché de sécurité intérieure. Celui-ci est à la fois le conseiller de l’ambassadeur de France et l’interlocuteur technique des autorités locales de police.

Ainsi, par ses activités, le SCTIP est le véritable pivot de la coopération de la police nationale au niveau international en favorisant, dans les pays où il est implanté, les travaux en commun, les échanges, et l’assistance technique de la France en matière de sécurité intérieure.



La préfecture de police constitue une particularité au sein de la police
nationale

Paris, en tant que capitale siège des institutions de la République, et en tant que ville la plus importante du pays avec plus de 2 millions d’habitants et 25 millions de visiteurs annuels, nécessite un commandement unique de l’ensemble des services de police.

Ainsi, les policiers affectés dans la capitale, quelle que soit la spécialité, sont placés sous l’autorité unique du préfet de police de Paris.

Ce préfet exerce des responsabilités qui dépassent le seul cadre policier puisqu’il a des pouvoirs de police municipale conférés ailleurs aux maires. Il exerce ainsi son autorité sur la brigade des sapeurs pompiers de Paris mais aussi sur un certain nombre de services comme l’institut médico-légal, l’inspection des installations classées ou le laboratoire central compétent par exemple en matière de mesure de la pollution atmosphérique.

La préfecture de police réunit 24.000 policiers représentant 16 % des effectifs totaux de la police nationale.

La « PP » comprend :


- la direction de l’ordre public et de la circulation
qui, avec 5.000 policiers, assure le maintien de l’ordre public, la protection du siège des institutions de la République et des
ambassades ainsi que l’application de la réglementation ;


- la direction de la police urbaine de proximité
chargée de la prévention de la délinquance, de l’accueil du public et des victimes, ainsi que de l’aide et de l’assistance aux personnes dans le cadre des mission de police secours. Implantée dans 54 commissariats de quartier, la DPUP regroupe 12.000 agents ;

- la direction de la police judiciaire
qui procède aux enquêtes judiciaires notamment dans les domaines spécialisés telles que les affaires criminelles, les affaires de stupéfiants, de
proxénétisme, ou de banditisme ainsi que dans les domaines particuliers comme la protection des mineurs ;


- la direction du renseignemen
t qui assure l’analyse et le traitement des informations relatives à la prévention des troubles à l’ordre public et des atteintes au fonctionement des institutions.  Elle est en outre compétente en matière de violences urbaines, d’immigration clandestine et d’infraction à l’emploi des étrangers. Elle participe également à la lutte contre le terrorisme ;

-
enfin, l’inspection générale des services contrôle les services de la préfecture de police et peut effectuer des enquêtes relatives aux agissements des fonctionnaires de police.


Les structures administratives sont au nombre de trois :

La direction de l’administration de la police nationale
élabore et exécute le budget de la police en répartissant ses moyens financiers entre les divers services.

Elle conduit les programmes d’équipement et gère la logistique. Elle est également chargée de l’exécution des programmes immobiliers, informatiques et des transmissions.

Elle gère la carrière des 150.000 fonctionnaires de la police nationale depuis leur recrutement, en passant par leurs affectations, leurs mutations, leurs avancements et leur départ en retraite.

La D.A.P.N. est représentée en province par les secrétariats généraux pour l’administration de la police.



La direction de la formation de la police nationale
est chargée d’assurer la formation initiale et la formation continue des personnels de police.

Grâce à ses 3.000 fonctionnaires, la DFPN gère plus de 30 écoles et centres de formation chargés de préparer les nouveaux fonctionnaires à leur métier.

L’école nationale supérieure de la police, implantée à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or près de Lyon, assure la formation des élèves commissaires appelés, après deux ans de formation, à devenir les cadres dirigeants de la police nationale.

L’école nationale supérieure des officiers de police située à Cannes-Ecluses, en Seine-et-Marne, forme pendant 18 mois les élèves lieutenants à leur métier de commandement et de responsable d’enquêtes.

Les écoles nationales et centres de formation de la police préparent quant à eux au métier de gardien de la paix et forment également les adjoints de sécurité.

Enfin, un institut national implanté en région parisienne assure la formation des personnels administratifs, techniques et scientifiques de la police nationale. Les missions de formation continue sont assurées par 10 délégations régionales au recrutement et à la formation implantée en région et outre-mer.

Ces délégations ont pour mission de former les policiers dans les domaines juridiques, administratifs, managériaux, comportementaux ainsi qu’en matière de tir, d’armement, de techniques d’intervention ou d’utilisation des outils informatiques.

Les délégations assurent également les formations liées à la promotion professionnelle des policiers.



L’inspection générale de la police nationale
est un organisme d’étude et de contrôle de l’ensemble des services de police.

A ce titre, la soixantaine de hauts fonctionnaires de police qui y sont affectés procèdent à des audits ou à des missions d’études dans les services centraux ou territoriaux.


L’inspection générale peut également effectuer des enquêtes disciplinaires ou judiciaires sur des faits répréhensibles commis par des policiers dans l’exercice de leurs fonctions.


ENFIN, DES UNITES SPECIALISEES SONT DIRECTEMENT RATTACHEES AU DIRECTEUR GENERAL DE LA POLICE NATIONALE

L’unité de recherche, d’assistance, d’intervention et de dissuasion,
plus connue sous le nom de RAID, est une unité d’élite pouvant intervenir à tout moment sur l’ensemble du territoire, lors d’évènements particulièrement graves comme les neutralisations de forcenés, les prises d’otages, les détournements d’avions, les filatures et interpellations en matière de terrorisme, ou la protection rapprochée des personnalités à haut risque.

Elle est constituée de policiers recrutés au sein des divers services de police après une sélection d’une grande sévérité et de tests d’aptitude médicaux et psychologiques exigeants.

Le RAID comprend une centaine de fonctionnaires de police spécialisés en sport de combat, tir de haute précision, varappe, plongée, parachutisme, ou explosifs.


La mission de lutte anti-drogue
coordonne et oriente la politique de lutte contre l’usage et le trafic de stupéfiants. Elle pilote dans ce domaine les actions de prévention entreprises par le ministère de l'intérieur.

Le service de sécurité du ministère de l’intérieur
est chargé de la sécurité des personnes et des bâtiments du ministère. Il assure les services d’honneur lors des cérémonies qui s’y déroulent.

Le service central automobile
gère le parc automobile de l’administration centrale ainsi que le parc des moyens radioélectriques des véhicules de police. Il intègre l’école de conduite spécialisée qui est chargée de la formation de tous les policiers appelés à exercer une conduite rapide et de protection. 1.200 fonctionnaires sont ainsi formés chaque année sur circuits par les 14 moniteurs de cette école de conduite de la police nationale.

L’unité de coordination de la lutte antiterroriste
assure la coordination opérationnelle de tous les services de police appelés à lutter contre le terrorisme. Elle évalue également le niveau de la menace terroriste et en informe le ministre de l’intérieur pour la mise en place de mesures de sécurité renforcées

Le service d’information et de communication de la police nationale
est chargé de la politique de communication de l’ensemble des directions de police ainsi que des publications destinées à une diffusion extérieure à l’institution.

La délégation aux victimes
a en charge la proposition et la conduite des actions destinées à la mise en oeuvre d’une politique d’aide aux victimes au sein du ministère de l’intérieur. Elle entretient des liens étroits et permanents avec l’ensemble des associations de victimes et d’aide aux victimes en analysant et relayant leurs attentes.

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